Comme toute personne qui
se respecte, je rentrais hier soir d’une dure journée de labeur au sein d’Eurocopter. 
Le trajet était jusque là de pure routine : trajet en car (celui de 16h55)
d’Eurocopter jusqu’à la gare Marseille St Charles où je comptais
prendre le train de 17h34 pour Aubagne.
Au moment où je pénétrais
dans le hall de la gare (toujours en plein travaux), je me rendais compte qu’il
se passait quelque chose d’anormal.
Cette ambiance triste et monotone,
typique à une gare où chaque personne ne se préoccupe que de son train ou des
panneaux d’affichage, avait laissé place à une atmosphère festive et
joyeuse.
Un TGV en provenance de
Rennes avait pris la place habituelle du train de 17h44 pour Toulon sur la voie
A.
Le quai concerné, que je
devais longer pour atteindre mon train en voie 5, était complètement bouché par
une foule de joyeux drilles, jouant de la grosse caisse, du tambour et de la
trompette, portant écharpes et bonnets et drapeaux noirs et blancs aux couleurs
bretonnes, avec un Napoléon en figure de proue, photographiant leurs amis et
les panneaux de la gare. Des couples, des familles avec des enfants, que c’était
beau de voir cela… (et je n'avais pas d'appareil photo !).
Je ne savais pas encore
que ces gens venaient supporter l’équipe de Vannes pour le ¼ de finale de Coupe de France au vél.
Je m’approche de
cette cohue et je vois une chorale qui se met en place et chante de toutes ses
forces des airs de sa région (très jolis d’ailleurs).
Je commence à discuter
avec l’un d’entre eux, puis deux autres viennent se joindre à la
conversation, puis trois autres, si bien qu’à la fin nous étions une
bonne quinzaine car des marseillais étaient venus nous rejoindre (je commençais
à me sentir en minorité).
Ces touristes ont sorti les
bouteilles de « Chouchéne », alcool très spécial de chez eux. Et
durant 1 heure, assis par terre sur le quai A ( de vrais touristes), nous avons échangé nos points
de vue sur l’OM, la ligue 1, Aulas, et les exploits de l’équipe de
Vannes.
Et mieux ! Un des marseillais a eu le réflexe d’aller
acheter une bouteille de pastis et des gobelets en plastique dans la superette
du coin.
A regret, nous nous sommes
quittés car le bus de nos nouveaux amis devait partir pour la fête du Vélodrome.
Et c’est avec 1h45
de retard que j’ai pris mon train pour rentrer chez moi, mais la tête
plein d’images et de chants.
(Note du traducteur : Il est rentré bourré le Francky ?)
Franck Alles dit Francky