Extraits du communiqué AFP
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Saint-Louis
Sucre, a décidé d'abandonner l'activité
raffinage dans son usine de Marseille et d'y
supprimer la moitié des 240 emplois.
Le
raffinage de sucre de canne cessera le 1er octobre 2008, selon le projet de la
direction présenté mardi en comité central d'entreprise
à Paris. Le groupe maintiendra en revanche l'activité
de conditionnement de l'usine
marseillaise.
Saint-Louis
Sucre justifie sa décision par l'entrée
en vigueur en juillet 2006 d'un
nouveau règlement sucrier européen: une réforme qui rendra le raffinage de
sucre de canne non rentable du fait de la disparition des subventions accordées
et de la possibilité nouvelle offerte aux sucreries de betteraves de raffiner
du sucre de canne en 2009, affirme le groupe.
Saint-Louis
Sucre qui emploie 1.637 personnes sur dix sites, dont cinq sucreries de
betteraves en France, promet de continuer à employer 120 personnes sur le site
phocéen et de ne procéder à aucun licenciement sec.
L'usine
de Saint-Louis est l'une des
dernières en France à raffiner du sucre brut avec celle de Nantes, propriété du
groupe Beghin-Say (Tereos) et celle d'Erstein,
en Alsace. A elles trois, elles disposent pour l'instant
d'un quota de production de 300.000 tonnes
annuelles, dont 150.000 pour la raffinerie marseillaise. Une production que les
salariés de cette dernière pensent pourvoir faire passer à 270.000 tonnes.
Le
sucre est produit dans le monde entier.
71% provient de la canne, le reste de
la betterave.
Les
principaux exportateurs sont Australie 24% Cuba 22% Thaïlande 19 %, les
principaux importateurs USA 12% Russie 10% et 9% pour Japon, Chine, UE chacun.
Sur
25 membres de l’Union Européenne, 21 produisent 21 millions de tonnes de sucre
dans 234 usines,
la
culture de la betterave couvrant 2,4 millions d’hectares.
La
France a une production de 5 millions de tonnes (3,2 % de la production
mondiale).
La
sole betteravière représente environ 380 000 hectares traitées par 32
sucreries. Les départements d’Outre Mer donnent 280 milliers de tonnes de sucre
à partir des cannes. Nantes et Marseille sont les deux raffineries portuaires
qui transforment le sucre brut de cannes en sucre blanc.
A
Marseille, les sucres étaient transportés au siècle dernier dans des futs en
bois.
Ils
furent remplacés par des sacs en jute (84 kg pour Réunion, 100 kg Antilles, 150
kg Cuba). Depuis 1966 le transport se fait en vrac dans les cargos. Des grues
mobiles d’une puissance de 6 tonnes sortaient des bennes qui déposaient le
sucre dans un silo. Elles viennent d’être remplacées sur le port par une seule
grue PS Maneim d’une capacité de 12 tonnes. Il faut compter 3 jours pour
décharger un cargo.
La
consommation française est relativement stable. Environ 2,2 millions de tonnes
par an, principalement sous forme de produits transformés. La France exporte,
selon les campagnes, 2,5 à 3 millions de tonnes de sucre à destination des pays
tiers et des états membres de l'Union européenne.
Saint Louis
Sucre,
2ème fabricant français de sucre, produit à lui seul ¼ des quotas du pays.
Producteur renommé de sucre de betterave et de sucre de canne, Saint Louis
Sucre emploie 1637 personnes réparties sur 10 sites.
Saint Louis Sucre affiche trois
grandes marques : Saint Louis, Tutti Free et Carte Blanche. Des produits
sucrés classiques, extraits de la betterave et de la canne à sucre aux
édulcorants peu caloriques Tutti Free ou non caloriques proposés par Carte
blanche.
Usine : Marseille (raffinerie, atelier de conditionnement, atelier de sucre liquide)
Implantée dans le quartier Saint-Louis à Marseille, la
raffinerie produit des sucres en morceaux et en étuis ainsi que des sucres
liquides.
Trois ensembles de silos – l’un d’entre eux est sur le port
autonome de Marseille – permettent de stocker plus de 30 000 tonnes de sucre.
Marseille en quelques dates :
- 1857 : Création
d’une raffinerie dans le quartier Saint-Louis « Sté Franco-belgeZangroniz ;
- 1863 : Création
d’une nouvelle raffinerie dans le quartier St Charles « Marin » ;
- 1865 : Création
de la SARL Raffineries de la Méditerranée ;
- 1866 : rachat
de la Sté EMSENS par Mr Louis Marie Henri Bergasse et création de la Société Anonyme des Raffineries de Sucre Saint-Louis
(ce sera la première SA inscrite au Registre de Commerce de Marseille) ;
- 1878 : Création
de la Société Nouvelle des Raffineries de Sucre Saint-Louis ;
- 1946-54 : Plan de
modernisation intégrant l’installation de douze lignes de morceaux Chambon ;
- 12.3.1967 : Nouvelle appelation : Générale Sucrière ;
- 1995 : Certification
ISO 9002 ;
- 1997 : Construction
de trois nouveaux silos de sucre n°1 ;
- 1998 : Nouvelle
filtration des sirops ;
- 2000 : Mise en
service d’une station d’épuration biologique ;
- 2001 : Saint
Louis Sucre est rattaché au premier sucrier mondial, Südzucker. D’autre part,
son capital a été ouvert en 2002 aux planteurs de betteraves. Plus de 1800 se
sont engagés dans ce partenariat.

Marseille
en quelques chiffres :
240
personnes travaillent en permanence sur le site. 36 camions sortent
900 tonnes de sucre par jour. 20 000 tonnes de morceaux de sucre
blanc ainsi que 10 000 tonnes de spécialités sucrières de canne (roux)
sont produites chaque année.
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La famille
BERGASSE est très
connue à Marseille. Deux de ses membres ont l’honneur de figurer dans le
Dictionnaire des Marseillais.
Le grand
père de l’homme politique décédé en 1977 était le frère de l’homme public qui
créa les Raffineries de sucre de St Louis.
Louis Marie Henri Bergasse né et décédé à Marseille
(5.6.1821 – 9.5.1901). Négociant. D’une famille catholique de l’Ariège. Après
des études à Marseille et en Angleterre, il prend la direction de l’entreprise familiale
de négoce de vins à l’âge de 33 ans. Il diversifie ses activités en achetant
des navires, il fonde ou préside des sociétés de banque ou d’industrie (Sté
Marseillaise de Crédit, Sté Gle des Transports Maritimes, Raffineries de Sucre de St Louis, Cie
des Vapeurs de Charge, Cie des Docks, Sté Immobilière, Huileries et
Savonneries, Sté Grds Travaux de Marseille, Sté des Mines des Alpes…).
C’est l’homme le plus en vue de la place mais il ne prendra pas de
responsabilité politique. Il préside pendant 36 ans la Sté St Vincent de Paul,
il est très aimé dans les quartiers pauvres du Vieux Marseille.
Henri
Alexandre Emmanuel Bergasse (fils de Paul Henri
Joseph , lui-même fils de Alphonse Alexandre Amédée né le 16.3.1830, frère de Louis
Marie Henri né le 5.6.1821) est un homme politique français né et décédé à Marseille (26.9.1894 –
28.3.1977). Député à la seconde Assemblée nationale constituante en 1946 puis à
l’Assemblée Nationale jusqu’en 1962. Il est ministre des Anciens combattants et
victimes de guerre du 8 janvier au 28 juin 1953. Il a été conseiller municipal
à Marseille.
Sources :