La violence dans les stades serait-elle en train d'être banalisée par la Ligue Nationale de Football Française ?
posté le Wednesday, December 20, 2000 9:12 PM par gregoire :: 726 visites ::
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Presse
C'est effectivement la question que l'on peut légitimement se poser
depuis le 19 décembre 2000, après que cette dernière ait décidé de
revenir sur sa position en retirant (en appel) les 500.000 francs
d'amende au Paris St-Germain pour jet de siège ayant provoqué un grave
accident dans la tribune réservée aux supporters visiteurs.
Rappelons tout d'abord les faits : le 13 octobre 2000, lors du match
PSG/OM, Geoffroy Dilly reçoit sur la tête un siège arraché à la tribune
située au dessus de la tribune visiteuse.
A noter que Geoffroy est toujours en convalescence et qu'il n'a
toujours pas retrouvé l'usage normal de ses jambes à l'heure qu'il est.
La LNF joue ainsi un jeu dangereux : en ne condamnant pas sévèrement de
tels débordements, elle risque au contraire de les promouvoir. Pourquoi
certains activistes de la violence s'arreteraient s'ils sentent qu'ils
peuvent oeuvrer dans la plus totale impunité ?
La seule sanction qui pourrait éventuellement toucher le club de la
capitale est un match à huit clos en cas de renouvellement d'un tel
acte. L'attitude de la LNF dénote que la défense de certains clubs vaut
bien plus que la vie humaine. Ou plutôt que deux vies humaines, car si
Geoffroy a eu de la chance, il n'est pas certain que la prochaine
victime s'en tire à si bon compte. Deux vies en danger : cela fait cher
le match à huit clos.
Ainsi, le PSG a utilisé son droit à l'erreur : désolé Geoffroy, mais ton accident est effacé par le joker fourni par la LNF !
Grégoire Béal pour Online Massalia